Traquenard des BAC à Reims – Compte-rendu du procès en appel des supporters bastiais

Traquenard des BAC à Reims

C’est une histoire supplémentaire au tableau d’honneur des Bacs de Reims déjà bien connus des habitants de la ville pour leur comportement, après s’en être pris aussi plusieurs fois à d’autres supporters : stéphanois, sochaliens… c’était le tour des bastiais, ce 13 février 2016 de devenir les proies de ces chasseurs galonnés.

Sept supporters du Sporting club de Bastia étaient jugés en appel ce jeudi 16 février 2017 à Reims pour « outrage et rébellion » contre des policiers après un match Reims- Bastia en février 2016. Une audience en appel marquée par le témoignage de Maxime Beux, même si comme l’a rappelé la présidente de la Cour à plusieurs reprises « on ne juge pas l’affaire Maxime Beux ». Lui aussi était parmi les supporters corses ce soir du 13 février 2016 et il a perdu l’usage de son œil, après un tir de flash-ball. Une information judiciaire contre X a été ouverte dans cette affaire. La présidente a passé son temps à dire que l’on ne devait pas parler de cette histoire, tout comme celles des violences policières, des fois que cela deviendrait le procés de la police ni des autres affaires en France de violences, de mutilations, de viols et d’homicides de la part de la police. « Les faits locaux rien que les faits locaux, et des accusés pas des victimes. »Il s’agissait pour l’accusation de coller les étiquettes cette fois ci de « méchants supporters, de corses ultras et d’antifrançais ».

Le collectif ghjustizia per i nostri créé en réponse aux violences policières de Reims, avait invité le collectif 8 juillet « se défendre de la police » a témoigner en particulier sur le retournement systématique de la culpabilité lorsqu’on s’attaque à la police. Plusieurs membres de l’assemblée des bléssés étaient là, Casti supporter de Montpellier éborgné par un tir de flashball en 2012 et Christian Tidjani, le père de Geoffrey grièvement blessé en 2010 à Montreuil.

A noter que les 18 policiers parties civiles dans cette affaire n’étaient pas présents dans la salle d’audience ce jeudi. Nous avons eu le droit qu’à la lecture des meilleurs moments des pv policiers avec les éternels mensonges et stupides contradictions. Dans ce genre d’affaires il faut couvrir les exactions policières par une pluie de pv, la victime du tir de flashball Maxime devient alors comme par enchantement le « meneur » et tous les autres « ont outragés » et « se sont rebellés ».

Le 13 février 2016, les supporters bastiais sont à peine entrés dans un bar accueillant de la ville (tous les commerçants par la suite subiront des pressions menaçantes pour témoigner en faveur de la police) que l’officier meneur des Bacs entrera dans le bar en hurlant :« Ils sont où les Corses ? » en montrant son flingue à la ceinture. Les cow boys, l’ambiance et le scénario étaient plantés. Tous les témoins et les images vidéo (ville et stade) démontrent l’extrême tension organisée par la police reimoise ce jour là contre une simple trentaine de supporters bastiais: intimidations, insultes anticorses, provocations physiques et verbales… A la fin d’un match sans incident, après une victoire bastiaise (victoire assez rare à l’extérieur pour l’équipe et donc pas de quoi sortir énervés du stade) tout a été organisé pour provoquer une intervention policière en centre ville. Une véritable chasse à l’homme s’est déroulée dans la ville digne d’un mauvais safari ou d’un mauvais film que l’on regarde lors de ce procès : arrestations plus que musclées, coups de poings et de pieds, tous les supporters arrêtés ont eu des ecchymoses, certains des blessures beaucoup plus graves, un a été fauché par un véhicule de police, un autre mordu par un chien policier… et Maxime atteint à l’oeil par un tir de flashball. Au commissariat menotté à un radiateur, il a fallu que Maxime simule un malaise pour que l’on prenne son cas au sérieux et que la police appelle le Samu. A quelques centimètres prés il perdait la vie si la balle avait touché la tempe. Les vidéos produites sont flagrantes, par contre nous ne verrons pas les images et nous n’entendrons pas le son de la caméra de la police (pourtant filmée par la caméra du stade) qui aurait pu incriminer les forces de l’ordre, « elle n’existe pas », on la voit sur les images en plein procès mais « elle n’existe pas » puisque les services de police le disent…

Sans preuves de quoi que ce soit à part les déclarations policières, l’avocat général cul et chemise avec les avocats de la partie civile considérant que les outrages sont « crédibles » a requis des amendes de 90 à 900 euros et des interdictions de stade. Le délibéré sera rendu le 27 avril prochain.

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