Communiqué des supporters bastiais suite à leur procès en appel

Jeudi, se tenait le procès en appel des 7 supporters condamnés pour outrage et rébellion en première instance par le TGI de Reims à 2000 euros d’amendes, 2 ans d’interdiction de stade, et 150 euros de dommages et intérêt aux 17 policiers agresseurs qui s’étaient portés partie civile.

Jeudi, nous pouvons dire que la défense s’est défendue avec force mais a surtout attaqué en démontant un à un tous les PV des policiers pour expliquer par « A+B », que les policiers avaient réalisé ce montage procédural et inventé ces mensonges pour couvrir leur bavure ayant fait perdre à Maxime son œil gauche.

Jeudi, les accusés sont restés cohérents dans leur déclaration et leur version n’a, depuis 1 an, toujours pas changé.

Jeudi, les policiers agresseurs n’étaient pas présents pour s’expliquer. Ils ont laissé la charge de cette tâche à deux avocats très hasardeux dans leurs explications. À aucun moment ils auront réussi à démontrer par « A+B » que les accusés sont coupables.

Jeudi, l’avocat général, troisième avocat des policiers, a pour reprendre la formule voulu « faire une tarte, sans sucre, sans farine, sans œuf, et sans ces ingrédients on ne peut pas faire de tarte ». Il sera lui aussi resté très vague dans ses explications et il n’aura apporté aucune preuve irréfutable permettant de condamner les accusés. Sa tâche était d’essayer de dépeindre les supporters de Bastia comme de dangereux hooligans. C’est pourquoi il a demandé que les accusés soient reconnus coupables des faits d’outrage et de rébellion en demandant de prononcer des peines de 600 à 900 euros d’amendes, et une interdiction de stade pour une personne n’ayant pas de revenu. Les réquisitions sont donc moins importantes qu’en première instance, et cela démontre un parquet qui reconnaît qu’il n’y a pas matière à condamner mais qu’il faut condamner quand même pour ne pas désavouer totalement la police.

Jeudi, en plus des 10 témoins présents le soir du match, 2 témoins sont venus partager les expériences des violences policières qu’ils ont subies, ou comment la police a essayé de les rendre coupables afin de justifier une bavure.

Aujourd’hui nous pouvons nous satisfaire de notre combativité, notre travail, de notre solidarité.

Délibéré le 27 avril.

Un grand merci aux membres du collectif du 8 juillet, les représentants de l’association ASER, aux supporters de Reims, à Casti, supporter montpelliérain éborgné, et à Christian Tidjani père de Geoffrey lui aussi éborgné par la police, d’être venus nous soutenir à Reims.

ÙN CAPPIEREMU MAI.

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